SLAM

Première enquête qualitative en France

En 2011, des acteurs issus du milieu associatif, institutionnel et de la santé entendent parler de plus en plus souvent d’une nouvelle pratique de consommation de drogues par injection liée aux rapports sexuels entre hommes appelée « slam ».

La pratique n’est certainement pas nouvelle mais elle est mal connue et il n’existe pas, à ce moment là, de définition claire du terme slam. De plus, cette pratique inquiète les acteurs qui s’interrogent quant à ses conséquences sanitaires. Ces préoccupations ne se limitent d’ailleurs pas à la France. Suite aux remontées et témoignages des intervenants de terrain, AIDES prend alors l’initiative de lancer une étude sur le slam. Coordonnée par Daniela Rojas Castro, psychologue sociale de la santé et coordinatrice de recherche communautaire à la Mission Innovation Recherche Expérimentation (MIRE) de AIDES, l’étude n’aurait pas été possible sans la collaboration d’autres institutions et associations qui ont été solli- citées comme partenaires. Sandrine Fournier, anthropologue et chargée de mission prévention gay à Sidaction, a été contactée pour son travail sur la question de la consommation des produits chez les gays de 2007 à 2009 (TREND, OFDT) ; Marie Jauffret-Roustide, sociologue à l’InVS et au Cermes3, a été sollicitée en raison de son expertise sur des enquêtes concernant les pratiques à risque dans le do- maine de l’usage de drogues ; et Nicolas Foureur, médecin dermatologue président de l’association des médecins gays.

Le premier objectif de cette étude est donc de mieux connaître ce phénomène : qu’est-ce que c’est ? De quoi parle-t-on ?

Le deuxième objectif de cette étude est d’appréhender les effets de cette pratique sur la vie des personnes concernées. Au moment où cette étude a débuté, une partie des acteurs faisant état de ce phénomène identifie notamment un ensemble de risques sanitaires, tels qu’une augmentation du risque d’infection par le VIH et/ou le VHC ainsi que la survenue de complications de santé liées à l’injection chez des personnes ne se reconnaissant pas comme « usagers de drogues » et maitrisant peu la réduction de risques en matière d’usage de drogues.

Enfin, et suivant les principes de la démarche communautaire, il s’agit de recueillir les demandes des personnes concernées afin de mettre en place, si nécessaire, des réponses associatives et/ou sanitaires adaptées à leurs besoins.




Page mise à jour le: 2013-10-08 00:00:00

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