IST Hommes


Les infections sexuellement transmissibles (IST) chez l’homme

Les informations fournies sur ce site sont destinées à améliorer, non à remplacer, la relation qui existe entre le visiteur et son médecin.

Les points forts :
Pensez à en parler à votre ou vos partenaires pour qu’il(s) soi(en)t pris en charge.
Pensez à avoir des rapports protégés ou à vous abstenir le temps de la guérison.

Bien que le plus souvent bénignes ou guérissables, les IST sont un problème de santé publique, d’autant plus qu’elles peuvent jouer un rôle dans la transmission du VIH, voire des hépatites.

Rappelez vous que ces maladies peuvent être mal vécues.
Elles peuvent déstabiliser votre vie relationnelle, votre vie sexuelle, votre vie de couple parfois. C’est un bon moment pour s’interroger sur ses pratiques sexuelles et ses risques inhérents, mais ce n’est pas toujours évident. N’hésitez pas à en parler à votre médecin qui pourra vous aider à y voir plus clair.


A quel moment s’inquiéter ?
Pour faire simple, entre 1 à 15 jours suivant la contamination. Mais cela peut être beaucoup plus long... Lorsque l’on a des relations sexuelles, avec ou sans pénétration anale ou vaginale, mieux vaut se méfier de tout symptôme inhabituel et faire des dépistages sans retenue.

De quoi parlons nous ?
Les IST sont dues à des germes (bactéries, virus ou parasites) transmis le plus souvent par contact entre une muqueuse infectée (anus, rectum, vagin, gland, bouche, gorge) ou un liquide sexuel infecté (sperme, liquide pré-séminal, sécrétions vaginales) ou un suintement plus ou moins purulent de la verge, de l’anus, du vagin ou de la gorge et une muqueuse d’une personne saine. Les doigts, des objets non désinfectés (godes) ou ayant déjà été utilisés avec d’autres partenaires (gants, capotes) peuvent être porteurs d’un liquide infecté.

Les différentes infections sont :
• Les urétrites (= la chaude pisse = blennorragie) : les bactéries les plus fréquentes sont le gonocoque (= Neisseria gonorrhoeae) et le Chlamydiae trachomatis. D’autres bactéries sont parfois, mais pas tout le temps, tenus pour responsables : les mycoplasmes (Mycoplasma genitalium, Ureaplasma urealyticum), Haemophilus influenzae, Haemophilus parainfluenzae, les streptocoques…

Les ano-rectites (= même chose mais au niveau de l’anus).

La syphilis : la bactérie responsable est le Treponema Pallidum. La transmission est très facile, d’autant plus que parfois les lésions sont discrètes au niveau de la verge, de l’anus ou encore de la bouche.

• L’herpès : le virus responsable est l’HSV (Herpes simplex virus). Il faut se méfier d’une éventuelle transmission par contact en cas de lésions visibles et si le ou la partenaire n’a jamais eu de symptômes.

• Les condylomes (= crêtes de coq = végétations vénériennes = verrues génitales) : le virus responsable est le HPV (Human papilloma virus). Le délai d’incubation va entre 15 jours et plusieurs années... Difficile donc de savoir à quel moment on l’a attrapé. Il faut se méfier d’une éventuelle transmission par contact en cas de lésions visibles et si le ou la partenaire n’en a jamais eu.

La gale : le parasite responsable est le Sarcoptes scabiei. On la classe maintenant dans les IST car on l’attrape le plus souvent en dormant avec une personne atteinte.

Les éléments concernant chaque infection sont détaillés dans les fiches correspondantes


Quelques généralités pour toutes ces infections :
Les patients peuvent vouloir tout traiter sans faire les tests mais il vaut mieux connaitre le ou les germes responsables pour mieux prévoir la surveillance et utiliser des traitements complémentaires lorsque la situation est compliquée.
Au delà des signes spécifiques pour chaque infection, il faut aussi penser aux IST lorsque des ganglions sont palpables au niveau des plis inguinaux (en haut des cuisses) ou quand on a un peu de fièvre au long cours (ex : sérologie de la syphilis systématique chez un patient séropositif pour le VIH ayant de la fièvre longtemps).
Les rougeurs ou éruptions du gland ne sont pas forcément des IST. Cela s’appelle une « balanite » et un chapitre y est aussi consacré 

Si une IST est présente, il faut dépister les autres :
Sérologie VIH (à refaire trois mois après le rapport potentiellement contaminant)
Sérologie (recherche dans le sang) de l’hépatite B. Elle se transmet par tout contact avec les sécrétions sexuelles, le sang et la salive. Attention, chez les personnes vaccinées, il est normal que les anticorps antiHBs soient positifs ; pas de panique !
Sérologie (recherche dans le sang) de l’hépatite C. Elle se transmet par tout contact avec le sang. Elle sera discutée en fonction de vos pratiques sexuelles.

Références de cet article
• "Dermatologie et infections sexuellement transmissibles". JH Saurat, JM Lachapelle, D Lipsker, L Thomas. 5° édition.
• "Thérapeutique dermatologique". L Dubertret.

Conflits d'intérêts : l'auteur n'a pas transmis de conflits d'intérêts concernant les données diffusées sur cette page.

Page mise à jour le: 12 août 2013

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